Il trouvera en eux une inépuisable source d'inspiration. Le comique de cette scène vient donc de l'inversion de situation au cours du dialogue. Quand Molière fait représenter L'École des Femmes en 1662, les spectateurs sont déroutés, car ils n'avaient jamais vu une pièce de cette forme ! Lorsqu’elle est mariée, elle est coupée du monde, son mari en fait ce qu’il veut car elle n’a aucun droit, pas même celui de gérer l’argent de sa dot ou d’éventuels héritages. French high-quality classics you always dreamt of but could never find. Elles vivent ainsi dans un monde d'illusions, où tout ce qui est naturel est présenté comme un "péché". Le comique de caractère naît toujours d'un décalage par rapport à la norme sociale. / Peste! Il interdit alors à la jeune fille de le voir, lui ordonnant de jeter « un grès par la fenêtre » pour le chasser, et lui annonce que lui-même va l’épouser : « Je suis maître, je parle : allez, obéissez. Il propose de mettre en usage un questionnement systématique des femmes par les professionnels de santé, de permettre le dépôt de plainte à l’hôpital, de promouvoir l’égalité entre les sexes à l’école et de prévenir l’accès des collégiens à la pornographie. Sur deux points, cette pièce apportait des nouveautés importantes. » (v. 876), « Comment, d’un grès ? Que peut êt [...], 1  « Innocence » signifie, en effet, « incapable de nuire », or, ici elle le blesse en profondeur, et consciemment. Il est enfermé dans l'orgueil de sa propre supériorité comme en témoigne le ton solennel adopté au début du texte, avec "bénir l'heur de votre destinée", comme si cet union se faisait avec un dieu qui daignait s'abaisser à épouser une simple mortelle, ou "nœud glorieux" avec la diérèse qui renforce l'adjectif. Arnolphe, en effet, n’a pas vraiment changé, comme le montre l’encadrement de son discours. Mais Arnolphe a appris, par les confidences d'Horace, ignorant qu'il se livre précisément au tuteur d'Agnès, comment ce dernier a pu séduire celle-ci. La distanciation est également due aux effets comiques produits par une gestuelle que la didascalie, « Il fait un soupir », permet d’imaginer : Arnolphe imite tous les gestes des galants, mais jusqu’à la caricature. Analyse des personnages. C'est le 26 décembre 1662 qu'elle fut représentée la première fois au théâtre du Palais-Royal par la troupe de Monsieur (le frère du roi Louis XIV) dont Molière était le directeur. L'École des femmes va bien plus loin : par delà cette situation de théâtre stéréotypée, elle éclaire un moment capital de l'histoire des idées, l'émergence de la conscience individuelle comme référence éthique. Les mariages arrangés vont contre cet instinct naturel, et contre la volonté des jeunes gens, et sont finalement causes d'adultère et de malheur pour les familles. Donc, en ridiculisant cette conception, c'est aussi l'Église que Molière attaque. ", et la didascalie précise "ne pouvant parler". Mais cette première réponse peut encore passer pour l’effet de son « innocence ». Certains choisiront d'accentuer le poids du comique, d'autres, au contraire, suivront le sentiment de Musset qui déclare à propos de Molière, comme le remarque Musset en 1840 dans son poème "Une soirée perdue" : "Cette mâle gaieté, si triste et si profonde, / Que, lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer.". Mais une morale sans exemples "vertueux" ne saurait être persuasive. Mais, à la scène 4, Horace arrive. Pour provoquer le rire, il dispose d’un double héritage, venu de l’antiquité romaine, elle-même héritière de la comédie grecque. Le mariage n'est donc qu'un ensemble de contraintes pour l'épouse, une réalité sociale du XVII° siècle : la femme mariée est juridiquement mineure, cette conception est soutenue par l'Église, Après de brèves salutations, des vers 844 à 852, le passage, qui répond à l’interrogation d’Arnolphe, est, Déjà sa volonté d’abréger les salutations révèle, sa joie, son impatience, son désir de savourer le triomphe dont il est certain, Mais, en même temps, Arnolphe est obligé d’être, hypocrite en continuant à feindre d’être l’ami d’Horac, Une étape a donc été franchie : Arnolphe ne se contente plus de recevoir des confidences, il savoure l’effet de son plan. Mais Molière s'écarte de la farce par un emploi du comique plus original : il le fait intervenir au moment où la tension dramatique pourrait rendre la situation des personnages pathétique, ou bien quand le conflit s'intensifie.  : […] ») et l’interjection « Euh! Vient alors le temps des succès avec, notamment, Les Précieuses ridicules en 1659 et L'École des femmes en 1662. Sa comédie est également un plaidoyer en faveur de la nature. Arnolphe tente en vain de le combattre : chaque précaution se retourne contre lui. Cependant, malgré une surveillance très présente, l’homme n’est pas à l’abri d’une infidélité de sa femme. À plusieurs reprises dans la pièce, Molière a insisté sur le fait que l'amour possède une réelle puissance : « l’amour est un grand maître », c'est bien lui qui fait évoluer Agnès. Dans sa Préface, écrite après les critiques adressées à sa pièce, Molière insiste sur son but premier, faire rire le public : « Bien des gens ont frondé cette comédie ; mais les rieurs ont été pour elle, et tout le mal qu’on en a pu dire n’a pu faire qu’elle n’ait eu un succès dont je me contente. Ce texte dépeint une réalité sociale du XVII° siècle : la femme mariée est juridiquement mineure, dépendante en tout du conjoint, et, à sa mort, de son fils aîné. Acte III, scène 3 : Horace confie Agnès à Arnolphe, Arnolphe semble découvrir une nouvelle Agnès, qui représente précisément ce qu’il affirmait détester au Ier acte : « Voyez comme raisonne et répond la vilaine! A l’école de l’Amour, Agnès démontre qu’il est dangereux de sous-estimer les jeunes filles. je crève..." quand il écoute le portrait fait de lui (I, 4), ou apprend la ruse d'Agnès (III, 4), et du ton tragique qu'il adopte alors. Arnolphe aux pieds d'Agnès : l'inversion des pouvoirs. Les questions révèlent la blessure d’Arnolphe, et son ironie est très amère : « Le deviez-vous aimer, impertinente ? Le terme "mariage" est amplifié par la diérèse (vers 695) et associé à "d'austères devoirs", repris au vers 714 : "Son devoir aussitôt est de baisser les yeux". (II, 5). Si, par certains traits, elle s'en tenait aux traditions de la farce, elle était écrite en trois actes, ce qui contrevenait aux lois du genre. Une étape a donc été franchie : Arnolphe ne se contente plus de recevoir des confidences, il savoure l’effet de son plan. C'est notamment le cas pour les deux protagonistes par exemple pour la gestuelle dans le récit d’Agnès (Acte II, 5) avec les révérences répétées de celle-ci pour mimer la rencontre. S'agit-il d'un cri de colère, ou d'un constat d'échec, souligné par la réplique précédente de Chrysalde qui le réduit au silence ? - Acte V, scène 6 : Horace confie à Arnolphe le projet de son père de le marier, et lui demande son aide. De là vient la structure de l’intrigue, organisée autour de cinq rencontres : à chaque fois, Horace se confie à Arnolphe, sans la moindre crainte. » (v. 1502) De façon grossière, il lui rappelle les dépenses faites pour elle, « les obligations », « les soins d’élever [son] enfance ». La tentative du héros pour se hausser à la noblesse tragique, pour recourir au pathétique afin de toucher Agnès, ne sert en fait qu’à le transformer en un prétendant ridicule. Une telle insistance montre bien qu’il s’agit là du message inscrit dans le titre même de la pièce : dans cette « école », c’est l’amour qui joue le rôle du maître, 1752. EAF 2020 - Le nom renvoie au saint patron des maris trompés (« saint Arnoul, le seigneur des cous (= cocus) ». Il rejette l'instauration de nouveaux jours fériés aux dates des principales fêtes juive et musulmane […] Lire la suite, minoritaires pour défendre le port du voile à l'école. Elle est traitée avec comique et ironisme. Quelle évolution psychologique des personnages cette scène révèle-t-elle ? Pour Arnolphe, on peut imaginer à l’acte I, scène 4, ou à l’acte III, scène 4, après qu'Horace lui a lu la lettre d'Agnès, les mimiques suggérées par les apartés, ou sa toux forcée : ARNOLPHE. Elle reposait sur le quiproquo que l'on retrouve au début de la scène 7 : Arnolphe, à qui Horace a demandé son aide pour empêcher son père de le marier, se retourne contre lui, à sa grande surprise : "Ah ! Le public rit du dépit d’Arnolphe qui ne peut apparaître que comme une juste punition d’avoir voulu « tenir dans l’ignorance extrême » (v. 933) Agnès, ce qui est d’ailleurs confirmé par l’aparté d’Arnolphe : « Contre mon dessein l’art [de l'écriture] t[e] fut découvert. faut-il tenir compte de leur nature, autrement dit de leur aptitude au plaisir, ou bien faut-il s'appuyer sur la morale des pères et sur la religion pour les tenir dans leurs devoirs de femmes bientôt mariées ? Un an plus tard, en juin 1661, Molière créait L'École des maris . C’est par Horace que nous apprenons d’abord l’évolution d’Agnès dans les deux actes suivants. ». La  première porte sur les hiérarchies évoquées (v. 705-708), et est elle-même inférieure à une deuxième gradation : l'énumération des qualités exigées de la femme, avec le renchérissement des "et" (v. 709-711). Enfin, il est obligé d’entendre sa propre critique et de supporter les éclats de rire d’Horace qui le peint comme un homme ridicule avec ses précautions inutiles : « mon jaloux », « cet homme gendarmé ». Musée Carnavalet, Paris. On notera le ridicule des arguments : en quoi la "barbe" serait-elle un signe de supériorité ? Ces rôles lui permettent de, jouer sur les accents, le patois, les fautes de langue, Parfois c’est le contexte qui rend le mot plaisant, comme la comparaison d'Alain, "la femme est justement le potage de l'homme" (II, 3) ou les tautologies : v. 423-425 et 446. La pièce de théâtre, novatrice par son mélange inédit des ressources de la farce et de la grande comédie en vers, est un immense succès, et suscite une série de débats connus sous le nom de « Querelle de L'École des femmes. comment cela ? Il était, en effet, fréquent, à cette époque, d’acheter un titre de noblesse, et Arnolphe revendique hautement, auprès de Chrysalde, sa volonté : « Mais enfin de la Souche est le nom que je porte : «  J’y vois de la raison, j’y trouve des appas ; / Et m’appeler de l’autre est ne m’obliger pas. Le comique de situation est la base même de l’intrigue de la pièce, avec les confidences d'Horace sur ses projets, dues au quiproquo sur son double nom. Huile sur toile. On observe d’abord son aptitude nouvelle à raisonner, soulignée par Arnolphe. » (v. 1023) ou aux vers 1530-1531. 8-17 décembre 2003, Polémique autour du port du foulard à l'école. L' Ecole ou les Ecoles5 se situent donc dans la lignée des moralistes du XVIIe siècle. Dans ses "placets" au Roi, Molière en appelle à son puissant protecteur, mais il ne renie rien de sa liberté d'auteur, "le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant. Elles y lisent les romans à la mode, y reçoivent de "beaux esprits", conversent autour de leur sujet favori, l'amour. Entre-temps, la comédie a opéré dans la hiérarchie des jugements poétiques une ascension considérable, au point de rivaliser en considération avec le genre tragique. Aussi, pour avoir une épouse à sa guise, il fait élever sa jeune pupille, Agnès, au fond de sa maison, sous la garde d’un valet et d’une servante aussi niais qu’elle. Au XVIIe siècle, se développe un mouvement de contestation : la Préciosité. Madame, Chez Arnolphe, l'obsession de ne pas être "cocu" tourne à la monomanie, et le rend ridicule, par exemple quand il tombe dans l'excès en parodiant le tragique (III, 5). - Moi ? Classiques. « L'ÉCOLE DES FEMMES, Molière - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], Vers 1600, c’est le règne des contes, des farces et des fabliaux, genres littéraires hérités du moyen-âge : l’on s’y moque des femmes et de leurs multiples défauts, et des maris trompés. © 2020 Encyclopædia Universalis France.Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés. consulté le 14 décembre 2020. Le mariage n'est donc qu'un ensemble de contraintes pour l'épouse. Pour le spectateur, c'est, en tout cas, une satisfaction de voir les excès d'Arnolphe ainsi punis, la morale est sauve. D'après Abraham Bosse, Conversation de dames en l'absence de leurs maris : le dîner, XVII° siècle. - Acte I, scène 4 : Il lui confie sa rencontre avec Agnès et son amour naissant. Lire la suite, Dans le chapitre « « L'École des femmes » » Il faut aussi imaginer les gestes et les mouvements nés du texte, et que l'acteur, guidé par son metteur en scène, va créer librement. par Molière. Elles-mêmes instruites, les Précieuses tiennent salon dans les "ruelles". Le dénouement classique doit répondre à trois "règles". Bien sûr, le but de Molière est d'abord de faire rire : il reprend pour cela un des thèmes favoris de la farce, le mari trompé et l'inépuisable ruse féminine, et un personnage de la commedia dell’arte, l’amoureux étourdi. Et je pense que j’en mourrais de déplaisir. Frontispice de L'École des femmes, édition de 1663. Dès le début de la scène, elle lui marque une absolue indifférence : « Quel mal cela vous peut-il faire ? 2ème temps de la rencontre : le dépit et la colère d'Arnolphe. L’École des femmes est une pièce en cinq actes et en vers ; elle pose des questions importantes pour l’époque, à propos du mariage et de l’éducation des filles. » (vers 143-146) Il s’agit là de, la précaution prise par Arnolphe pour isoler Agnès, Ce double lieu, associé au double nom du personnage, est la source du quiproquo sur lequel est fondée l’intrigue, Horace ne connaît le héros que sous son nom d’Arnolphe, l’intrigue, organisée autour de cinq rencontres, chaque "confidence" d'Horace entraîne une "précaution" d'Arnolphe, mais chaque "précaution" se révèle inutile, Dans sa Préface, écrite après les critiques adressées à sa pièce, Molière insiste sur, En unissant ces deux tendances, Molière parvient ainsi à, toucher aussi bien le public populaire, celui du « parterre », que les spectateurs plus raffinés, le comique né des gestes, des mouvements, des mimiques, explicitement signalés dans les didascalies, imaginer les gestes et les mouvements nés du texte, et que l'acteur, guidé par son metteur en scène, va créer librement, On retrouve les personnages comiques chers à Molière : le valet, ici doublé du paysan. Molière considère donc que la plus grande règle est de suivre une morale naturelle, celle qui préserve la vérité des cœurs, sans tomber dans l'excès d'une passion obsessionnelle, telle la peur d'être trompé chez Arnolphe, et en respectant la dignité et la liberté d'autrui, tel Horace qui ne profite pas de la naïveté d'Agnès.​, Mise en scène de Robert Manuel, 1995 : Emmanuelle Livry et Michel Galabru. Découvrons-nous un nouvel Arnolphe ? ». Ce conflit prouve qu’Arnolphe reste incapable de comprendre les effets d’un amour sincère : « Il faut qu’on vous ait mise à quelque bonne école. Arnolphe lui-même signale cette évolution dans la scène 4 de cet acte : « Et vous savez donner des rendez-vous la nuit / Et pour suivre un galant vous évader sans bruit. Tout le discours vise à rabaisser la femme à l'état d'esclave, comme le montrent les négations : "Votre sexe n'est là que..." ; elle est réduite à l'état de "moitié". Être amoureux ne garantit en rien le mariage car les filles sont livrées aux hommes par des marchés entre les pères de famille. Elle cherche parfois la consolation auprès d’hommes plus séduisants. Mais le spectateur plaindra-t-il Arnolphe ? À peine a-t-on prononcé ces quelques mots que tout se met en place. Synthèse critique: C.Hemmeryck. Elle a mesuré son mépris envers elle, et ne se laisse plus humilier. Parfois c’est le contexte qui rend le mot plaisant, comme la comparaison d'Alain, "la femme est justement le potage de l'homme" (II, 3) ou les tautologies : v. 423-425 et 446. C’est dans le monologue de la fin de l’acte III, après avoir découvert la lettre écrite par Agnès à Horace que, pour la première fois, Arnolphe déclarait : « Et cependant je l’aime » (v. 998). ​, Puis Horace crée un effet d’attente, par le connecteur d’opposition « Mais », et la reprise du verbe : « ce qui m’a surpris », « va vous surprendre » (v. 896). L’expression « tenue républicaine » telle que mobilisée par le ministre de l’Éducation nationale ne s’inscrit pas dans une perspective juridique mais morale. Mais il est obligé de garder le silence, face à Horace. Il est ponctué d’un aparté, « Jusqu’où la passion peut-elle faire aller ? Christian BIET, French high-quality classics you always dreamt of but could never find. Molière fait ici un plaidoyer en faveur de la sincérité du cœur, de la vérité des sentiments, que l’on retrouve dans toutes ses pièces de théâtre. Par cette affirmation de son droit à aimer (« Et pourquoi, s’il est vrai, ne le dirais-je pas ? » (v. 880). Au lieu d'être un sujet heureux et une source de joie, c’est un sujet qui entraîne des conflits et des tensions entre les personnages. Dites-moi franchement ce qui en est : car enfin, comme je suis sans malice, vous auriez le plus grand tort du monde, si vous me trompiez. La lecture de la lettre révèle en effet l’habileté de la phrase qui a accompagné le « grès », avec son double sens : « je sais tous vos discours » se comprend, pour Arnolphe, comme « j’ai compris qu’ils étaient mensongers », mais, pour Agnès, cela signifie « je crois », et, bien sûr, « voilà ma réponse » n’est pas « le grès » mais la lettre. Questionnaire bac-Résumé de l'oeuvre-Analyse de L'Ecole des femmes, Molière, les personnages, les lieux, le temps, la structure et le dénouement-Bac technologique Objet d'étude : Le théâtre Molière, "L'École des femmes" / parcours : Comédie et satire. Il joue l’ignorant par ses questions : « D’où diantre ! Il devient donc, un "surprenant mystère", capable de créer en un être l'instinct d'aimer ce qui, précisément, lui est destiné, Les mariages arrangés vont contre cet instinct naturel, Molière considère donc que la plus grande règle est de, suivre une morale naturelle, celle qui préserve la vérité des cœurs, sans tomber dans l'excès d'une passion obsessionnelle, en respectant la dignité et la liberté d'autrui, La scène 5 de l’acte II confirme cette présentation, Cependant la fin de la scène montre déjà un éveil du sentiment amoureux, un début de résistance, encore très timide, C’est par Horace que nous apprenons d’abord, l’évolution d’Agnès dans les deux actes suivants.